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Rémy et moi avons la chance, dans nos activités respectives, de partager la vie de beaucoup d’entrepreneurs. Collègues et clients que nous aidons, avec qui nous travaillons.

D’expérience, nous pouvons dire que monter son business, le développer, c’est tout une épopée. Avec son ascenseur émotionnel à chaque épisode !

Car échecs et réussites font partie intégrantes de l’entreprenariat.

Etonnamment…les 2 sont difficiles à gérer !

Surtout quand on est francophone (les Américains ont des bons côtés, dont une mentalité très différente de la nôtre par rapport à l’échec !)

Aujourd’hui nous allons voir pourquoi parfois, ça ne va pas.

Et comment s’y prendre quand ça se passe bien !

L’échec : causes et solutions !

Nous sommes tous confrontés à l’échec. Nous commettons tous des erreurs.

Qui ont des causes. Parfois liées des croyances. Plutôt en vogue.

Aujourd’hui par exemple, nous baignons dans le discours ambiant « Vivez de votre passion ! Allez-y, allez au bout de vos rêves ! »

L’échec, cause n° 1 : croire au discours « vivez de votre passion ! »

C’est un discours dangereux. Car la passion et les rêves ne sont pas une mauvaise chose en soi mais l’entreprenariat, c’est d’abord l’humilité.

Le web crée un véritable imaginaire autour des supers entrepreneurs d’ailleurs.

On parle de Zuckerberg, Steve Jobs… et on oublie qu’il avait commencé dans le garage de ses parents et que le 1er mac était en bois ! Ou que Facebook n’était au début d’un micro-réseau social pour les étudiants des 5 universités de la Ivy League.

Partir sur une idée, et rester dans sa tête pour la développer est fréquent. On parle peu de son projet, ou avec l’entourage seulement.

Et on peut aller assez loin comme ça. Perdre beaucoup de temps, beaucoup d’argent à développer des produits/services/prestations sans interaction poussée avec les principales personnes concernées : les clients !

Résultat : arrivé au moment où le produit, le service est disponible…ça ne marche pas. PAS parce qu’on n’a pas l’audience, le réseau ou que le prix est trop élevé.

Mais parce que n’est pas vraiment ce dont les personnes concernées avaient besoin.

Moralité : toutes les idées ne se valent pas. On peut être hyper passionné par une idée qui n’intéressera jamais de clients. Soyons humbles et intégrons-les au processus créatif dès le début. Pour un développement progressif. Ça implique d’avoir le courage de l’humilité. D’accepter que l’idée base n’était peut-être pas la bonne. Ou pas telle quelle.

L’échec cause n°2 : garder ses œillères

Quand on conseille de tester ses idées dès le départ, on peut se dire… « Mais non ! Regardez Henry Ford, Steve Jobs (again !) qui disaient qu’il ne fallait pas écouter ses clients ! »

Ça vous est passé par la tête ? Alors rappelez-vous que Steve jobs a commencé tout en bas quand même. Et qu’Apple est une compagnie qui écoute énormément ses clients.

Ses dizaines de milliers d’employés sont ses premiers fans. Premiers testeurs. Premiers clients…la firme à la pomme fait tout en interne, mais fait quand même ! Ses réponses aux problématiques de ses clients sont visionnaires. Grâce à une connaissance poussée de leurs problématiques justement !

Idem pour l’expérience d’Henry Ford. Ce qu’il faut en retenir, ce n’est pas qu’il ne faut pas écouter ses clients. C’est qu’il faut écouter au-delà de ce qu’ils disent.

Parce que ce ne sont pas eux qui vont nous dicter la solution parfaite. Effectivement, avant l’invention de l’automobile, on ne pouvait pas imaginer que c’était la solution pour se déplacer plus vite !

Moralité : Nous avons nos idées, personnalité, vision, expérience d’un côté, les clients de l’autre. Il ne s’agit pas que ce soit l’un des 2 côtés qui gagne. Il s’agit d’écouter ses clients pour mieux choisir la réponse personnelle à apporter. Réponse qui n’est pas forcément celle qu’attendaient les clients à la base. Généralement pas d’ailleurs.

Mais prendre le temps de les écouter, savoir ce qui se passe dans la tête de ses clients, c’est ce qui permet de trouver la vraie réponse à leurs besoins.

Ensuite, une fois qu’on a le bon produit, tout l’intérêt du marketing est de faire passer le bon message, aux bonnes personnes. Vu que les clients identifient généralement mal seuls ce qui leur pose réellement problème !

L’échec, cause n°3 : chercher une idée hyper différente

Les entrepreneurs se fourvoient souvent en cherchant une idée hyper différente. Unique.

Or depuis que l’homme est sur Terre, tout a déjà été fait. Ce n’est ni bien ni mal, c’est comme ça !

Ce qui n’existe pas encore ? L’approche de chacun de nous.

La concurrence ? C’est plutôt une bonne chose. Le signe qu’il y a un marché et des clients intéressés par ce que vous avez en tête.

Capitaliser sur qui vous êtes et sur vos points forts vous permet de vous démarquer. Ce qui rend service à votre audience. Car tous les clients ne se ressemblent pas.

A prestations/compétences/tarifs similaires, on va toujours vers la personne qui nous correspond le plus. Celle avec qui on a des points communs. Des atomes crochus. Et avec qui on pourrait parler d’autre chose que du boulot en cours autour d’un café !

L’échec, cause n°4 : la visibilité n’est pas ce qu’on croit !

Nous voulons tous être visibles.

Mais être visible c’est d’abord être, comme l’a si bien dit Fadhila Brahimi. Face au potentiel du web, on a les yeux qui brillent. Or être soi n’est pas évident pour 2 raisons principales.

La 1ère, c’est que la visibilité met en position de vulnérabilité. Ce n’est pas juste une jolie formule…il s’agit d’être vraiment soi ! Sinon, on va vers l’échec. Qui n’impacte pas forcément le CA d’ailleurs. On peut faire plein de ventes, avoir plein de clients, mais si ce ne sont pas les bonnes personnes, c’est très dur !

Or après être passé par l’école, l’environnement professionnel…être vraiment soi n’est jamais une évidence.

Pour nous fondre dans le système scolaire, dans le monde du travail, on a appris à rentrer dans des cases. On a compris qu’il vaut mieux ne pas être trop soi non plus. Qu’il vaut mieux mettre sa personnalité…en veilleuse 🙂

Entreprendre, c’est se redécouvrir. Un vrai travail de fond. Qui permet de réussir son positionnement. Choisir ses produits et services avec discernement. Et mieux cibler ses clients.

Moralité : dans nos domaines respectifs, nous avons quasiment tous les mêmes produits, les mêmes services, le même type de tarifs. Et ce qui va faire la différence, c’est chacun de nous. Il faut jouer dessus. Se faire accompagner sur le sujet quand on peut.

Recherchez vos points forts, vos « bizarretés ». Et capitalisez sciemment dessus dans votre business. Les produits que vous développez. La manière dont vous communiquer. C’est ce qui vous permet de créer des atomes crochus avec d’autres personnes. Collègues. Partenaires. Clients !

La face cachée de la réussite

Ah ! La réussite ! On veut les bons côtés, ça c’est sûr. Mais on ne voit pas forcément les inconvénients qui vont avec. Plus de service client, une to-do list qui explose, plus de visibilité et… plus d’attaques frontales.

La 1ère fois que j’ai réussi un projet, j’ai complètement flippé. Passée la phase initiale de réjouissance totale je veux dire. Maintenant je sais que c’est classique…mais sur le moment je ne m’y attendais pas du tout. J’ai mis un moment à comprendre ce qui se passait !

En fait réussir, c’est atteindre une étape. Qui peut faire flipper pour 2 raisons. Déjà, il faut continuer à faire bien. Faire mieux. Ne pas décevoir. On découvre une nouvelle pression.

Et puis quand on réussit, on est visible. On devient une cible potentielle. Car à partir du moment où on fait quelque chose d’intéressant, il y a des gens à qui ça va plaire. D’autres à qui ça ne va pas plaire. Et qui ne vont pas garder leur langue/clavier dans leur proche !

On a beau tous dire qu’on voudrait de la visibilité, dans ces moments-là on voudrait surtout les avantages sans les inconvénients !

Comment gérer la réussite d’un projet ? Et en profiter quand même !

C’est dans notre nature humaine de ne pas être satisfait de ce qu’on a. C’est grâce à ça qu’on ne s’arrête pas, qu’on veut continuer à progresser. Mais du coup c’est très difficile de faire une pause.

Difficile de prendre le temps d’apprécier et de ressentir de la gratitude. La personne qui m’accompagnait lors de ma 1ère vente m’avait conseillé d’écrire à toutes les personnes qui avaient acheté mon produit le 1er jour de vente. Et au maximum par la suite. Pas un mail automatique, mais vraiment 2 lignes de remerciement.

Je vous transmets ce conseil aujourd’hui. Car c’est une expérience formidable. Prendre soin de ses clients, les remercier personnellement donne à ressentir joie, fierté, gratitude.

En plus de ravir les clients, cette démarche permet de ne pas passer à côté de l’expérience qu’on est en train de vivre. D’ancrer ce moment précieux. Et de ne pas tout de suite repasser dans le stress de l’étape d’après !

Et bien sûr, comme le dit Rémy, profiter de ses résultats, dans le respect de tout le monde, ça n’empêche pas après de vouloir aller plus loin, plus haut. Pour ça, pensez d’abord à en profiter, à recharger vos batteries avant de repartir comme en 40.

Important aussi (et pas évident non plus !)…que les résultats soient plus ou moins bons : prenez des vacances.

Nous avons tous les 2 fait l’erreur de ne pas faire de pause, alors nous ne jetons la pierre à personne ici !

Quand on est indépendant, on est dans un autre rapport au travail. On n’a  pas vraiment envie d’arrêter, même quand on en a besoin pour travailler mieux après !

Message de Rémy

Si vous voulez éviter au maximum l’échec, je vous conseille 2 choses :

  • Vous intéresser à Markeet qui transforme votre site internet en machine commerciale 😉
  • Dévorer ce message de Selma qui vous apprend à écrire des emails qui marchent vraiment et convertiront mieux vos prospects en clients !

 

A très vite 🙂

Selma Paiva

Selma Païva est l’auteur du livre « Internet est une table pour deux, le marketing autrement ».

Son dada : le content marketing. Elle aide les entrepreneurs à se démarquer d’avantage. Mieux cibler leurs clients. Fluidifier leurs ventes.

Vous pouvez la retrouver sur Selmapaiva.com

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