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Lors de sa venue à VIVATECH, Rémy a interviewé Julien Hobeika, co-fondateur de la startup « Julie Desk », assistant intelligent virtuel au service des entreprises pour organiser les rendez-vous…

 

 

On parle donc d’intelligence artificielle ou IA. Cette notion de la « machine qui pense » date de 1950 ; de nombreux films ont d’ailleurs traité ce sujet : « IA », « I robot », « L’homme Bicentenaire », ou encore, « Terminator ».

Nous sommes donc baignés dans ce concept depuis plusieurs décennies, et voyons arriver dans notre quotidien ce que nous considérions encore comme de la science fiction il y a quelques années…

Au début il y a le logiciel

C’est la base. Nous avons eu au départ une « approche algorithmique » : c’est à dire que nous avons construit des logiciels « outils » en écrivant des processus à suivre et des options à prendre en fonction de la demande. Tous les cas de figure doivent donc être prévus au départ.

L’utilisateur coche donc des options, et l’algorithme suit un chemin afin que l’utilisateur puisse bénéficier du service inhérent. Aussi simple que ça… Pas si simple quand même puisque la construction d’un algorithme s’avère fastidieux, et les développeurs s’arrachent parfois les cheveux pour que celui-ci puisse fonctionner correctement.

Mais nous n’avons pas de réaction « spontanée » dans un algorithme, il est construit, programmé et ne réagit que dans le cadre qu’on lui donne au départ. Rien « d’intelligent » là dedans…

 

Puis il y a eu le savoir

Ce qui a changé la donne, c’est l’introduction de ce que l’on appelle  » le raisonnement par système expert ». À l’algorithme on ajoute le savoir et surtout, que l’on appuie par un ensemble de règles données par l’expert humain dans un domaine donné.

Pour faire simple : on donne la possibilité à un logiciel de déduire des conclusions logiques à partir de données d’entrées (ce qu’on lui donne comme renseignements par exemple) et par l’application de règles apprises au préalable.

Le logiciel s’appuie donc sur une base de connaissances et développe de facto un raisonnement en fonction de cette base…

On reste cependant sur une connaissance « injectée » et non pas sur une connaissance « évolutive », sauf bien sûr si l’opérateur humain augmente la base de référence du logiciel…

Toujours pas intelligent, mais on est à la base…

 

Et enfin l’intelligence

Car la base de l’intelligence, c’est l’apprentissage et surtout l’auto-apprentissage : la capacité à développer des compétences et à évoluer. C’est ce que l’on appelle l’approche « neuronique ».

Et là, c’est une toute autre histoire. On induit un traitement de l’information s’inspirant du cerveau humain afin de permettre au logiciel ou à la machine de développer un comportement humain.

Ainsi, les sciences dite « humaines » et « empiriques », sont ouvertes aux machines et permettent à une entité fabriquée de pouvoir, par exemple, élaborer un diagnostic : les « chatbot » par exemple qui fleurissent sur les plateformes des divers opérateurs en SAV ; ou encore de faire de la traduction automatique comme The Pilot cette oreillette qui traduit en temps réel toutes les langues.

Extraordinaires, ces intelligences sont en train d’envahir notre quotidien pour notre bien, enfin nous l’espérons…

 

Le côté sombre de la force

Ces logiciels ou machines intelligentes sont donc capables d’évoluer, de renforcer leurs connaissances et de « grandir ». Mais du coup, elles sont influençables et leur développement va dépendre autant de leur créateur que de leur environnement.

N’avez-vous pas entendu parler de Tay ? Cette IA a été lancée par Microsoft en mars 2016 sur Twitter. À la base elle devait participer à des conversations puisque conçue pour être un « chatbot », c’est à dire robot conversationnel, et était à destination des jeunes américains de 18 à 24 ans. Elle prenait donc les traits d’une ado, et était capable de converser et interagir en utilisant les codes des « jeun’s » : emojis, abréviations, smileys ou encore GIFs…

Pour répondre, cette IA s’appuyait sur les base de données internet (ça ne vous rappelle pas quelque chose ?) ainsi que sur des réponses toutes faites.

Cependant, les twittos n’étant pas des enfants de cœur, ils ont voulu tester les limites de Tay et 98 000 tweets plus tard, elle était devenue horrible !!! Et Microsoft a donc mis fin à l’expérience au bout de… 8 heures.

 

Terminator ou L’homme bicentenaire

Alors, qu’en penser ? Pour ma part, je trouve extraordinaire qu’une machine ou un logiciel ai cette capacité à évoluer, et puisse, à l’instar de l’être humain, apprendre.

Cependant, je comprends que cela puisse faire peur… Que faire si un logiciel intelligent virtuel qui aurait sombré dans le côté sombre prenne les commandes par le biais d’internet sur nos arsenaux militaires ? … Y’a un film comme ça qui finit pas très bien…

De l’autre côté, que ça serait utile d’avoir des robots « humanoïdes » capables d’interagir avec nous. Il n’y aurait plus de solitude et nous serions peut-être amenés à réfléchir sur la condition « humaine » de ces machines qui auraient non seulement de l’intelligence, mais surtout, chose « inaccessible » normalement pour une machine : des sentiments…

L’avenir est devant nous, à nous d’être attentifs, et de prendre la meilleure part de ce nouveau challenge : l’IA…

 

Qu’en pensez-vous ?

Voyez-vous l’IA comme une opportunité, une évolution nécessaire ou comme un danger ? Nous attendons vos commentaires et réactions !

Angeline ELIES

J'ai commencé dans les secteurs communication et marketing dès l'âge de 14 ans avec un papa entrepreneur qui m'a donc apprit les ficelles du métier. Je change de métier environ tous les 3 ans, ce qui me permet de découvrir moultes activités et d'apprendre toujours plus. Je suis une fan de marketing disruptif, et surtout d'entrepreneuriat! Accessoirement je surf : ça m'aide à réfléchir !

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