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Les Canines de Panurge, livre événément en limousin. bergers allemands limoges
Les Canines de Panurge (auto-édité, en recherche active d’un éditeur de qualité)

Communiqué de Presse — Pour parution immédiate dans les suppléments littéraires et gazettes du Bas-Limousin (Éditions du Marécage)

NOTE DE L’ÉDITEUR : Les épreuves du premier chapitre de cette fresque de mœurs contemporaine viennent d’être envoyées pour impression et distribution ciblée dans les kiosques et relais culturels de Limoges.
Inspirée de chroniques locales et de correspondances privées, cette œuvre au vitriol satirique lève le voile sur les secrets les mieux gardés de nos campagnes. Toute ressemblance avec un clan de sous-préfecture obsédé par le paraître, les corsets de vertu et les braquages familiaux ne serait qu’une savoureuse coïncidence de terroir.

Annonce officielle : L’auteur et l’équipe éditoriale seront présents au prochain Salon du Livre de Limoges pour une séance de dédicaces exclusive qui s’annonce déjà mémorable. En voici les premières bonnes feuilles en avant-première.

Il est des contrées fort reculées, par-delà les brumes du Limousin, où la nature semble avoir confiné non point des hommes, mais une singulière ménagerie.
Là, dans un domaine fort clos gardé par de dociles chiens de berger, s’agite une petite cour de sous-préfecture.

Chaque soir, pour se donner du cœur à l’ouvrage et célébrer l’art du complot de village, les courtisans se rassemblent autour de leur suzerain et entonnent en chœur leur hymne traditionnel :

« Comme au pays du Limousin, oué ! Un beau matin, Quatre coquins, S’en allèrent piquer le butin ! Oué ! Le filon, le filon, compagnons ! »

Sire Jean-Gland Ier, le Condottiere de Cuisine et l’Armée des Lâches

Au sommet de cette pyramide de rancœur trône Sire Jean-Gland Ier, le Patriarche.
Un monarque absolu de pacotille qui se rêve en Napoléon des champs, persuadé de posséder un génie militaire là où il n’a que de la fureur domestique et un grand vide à combler.
Cet homme sait tout, a tout vu, détient les clés de toutes les sciences et manie les outils de ses mains avec une habileté que seule son égo par mal placé parvient à surpasser.

Sa cour subit sa violence verbale au quotidien.
Grand prêcheur de haines ordinaires, distillant ses sentences racistes et homophobes entre le fromage et le digestif, il insulte tout son monde et poignarde chaque proche dans le dos dès que le rideau tombe.
Jean-Gland se veut un guerrier, un homme d’affrontements et de lignes de front, fier de sa dureté psychologique.
Sa plus grande amertume ? N’avoir jamais eu ce fils tant espéré, un héritier mâle pour perpétuer sa glorieuse dynastie de jardin. Une frustration tenace qu’il rejette injustement sur son épouse, la digne Sainte-Chantine, qu’il accable de son mépris permanent.

Car au milieu de cette cour des miracles, Sainte-Chantine est la seule figure tragique, une victime pure de ce système.
Portant en elle la dignité et le souvenir de sa noble mère aujourd’hui disparue, elle traverse cet enfer domestique comme une otage silencieuse et soumise.
Elle subit la dureté d’un époux tyrannique et infidèle, et les messes basses d’une descendance ingrate, gardant sa peine pour elle, isolée au milieu de ceux qui auraient dû la protéger.

La tragédie suprême de ce vieux despote de Jean-Gland est de régner sur un empire de lâches.
Si lui aime le combat, sa propre fille — la Prêtresse du Double Standard — abhorre le courage et fuit la moindre confrontation directe. Incapables de s’aligner sur son tempérament belliqueux, elle le hait en secret, courbant l’échine devant le tyran pour mieux distiller son venin et ses pièges feutrés dans l’ombre.

Dans ce concert de faux-semblants, un seul homme échappait à la médiocrité ambiante : l’Intrus.
Jean-Gland le redoutait autant qu’il le respectait, car l’Intrus était le seul à posséder assez d’envergure pour lui tenir tête, le regarder dans les yeux et le mettre au pas.
Une fois l’Intrus banni par les intrigues et les complots de couloir de la Prêtresse, le Roi Jean-Gland s’est retrouvé seul au milieu des larbins et des hypocrites qui le détestent en silence.

De la Ferveur au Grand Braquage : Le Naufrage de la Prêtresse

« Amour, Amour, quand tu nous tiens / On peut bien dire : Adieu prudence. »

Sous l’œil de ce faux Bonaparte a grandi la Prêtresse. Pendant des cycles entiers — l’œuvre d’une demi-vie passée ensemble —, elle feignit de porter à l’Intrus une affection véritable, s’efforçant d’enserrer leur idylle dans le corset le plus rigide des convenances, des voiles blancs et des grands serments de papier glacé.

Mais la lâcheté héréditaire a fini par parler.
Un jour, la harpie remplaça l’amante. Préférant la trahison discrète au courage de la rupture, elle a profité de la complicité du clan pour procéder au grand braquage : dépouillé de ses biens, vidé de sa substance, l’Intrus fut jeté à la rue, laissé pour mort sociale, condamné selon ces fats à la misère du clochard.

Voyez la farce suprême : cette vestale si intraitable s’est aujourd’hui délestée de tout orgueil pour se soumettre au premier venu.
La voilà devenue la docile intendante des enfants d’un autre, troquant sa fierté contre une domesticité spectaculaire, sous la bénédiction d’un patriarche impuissant que tout le monde méprise en cachette.

Pendant ce temps, l’exilé s’est construit un empire, loin de leur boue mal odornte et putride.

Le Conseil d’Administration de la Basse-Cour

Autour de ce trône de fange, chacun joue sa scène :

  • Le Caporal Frustré et sa lignée : Frère de la lignée, ce Tartuffe se pique de génie musical ; son talent n’évoque pourtant que le grincement d’une charrette. C’est un sous-adjudant qui régente sa progéniture : Sébum le Grand, monument de prétention diplômé à valeur humaine proche du néant, et Jenny la Suivante, qui a troqué son âme pour devenir le toutou officiel de la Prêtresse.
  • La Tempête et la Carpe (Karpaya la sainte et Davoud le clown) : Ô le plaisant mariage ! Karpaya court les chemins et badine à droite à gauche, tandis que son époux, le sire Davoud, subit H24 l’opprobre.
    Davoud est une carpe muette de douve, un invertébré de bassin qui gobe les affronts les yeux grands ouverts, sans proférer un cri, terrifié par la voix de Jean-Gland et les humeurs de sa dame. Il est plus soumis que la plus soumise des femmes du royaume, et subit les humiliations permanentes en silence.
  • Le Nouveau Caniche (La Pâle Copie) : Potiche fragile introduite à la hâte pour combler le vide abyssal laissé par l’Intrus. Pour plaire à la Prêtresse, ce petit caniche de salon s’essaie maladroitement à la musique et feint de s’intéresser aux mystères de l’ingénierie. Mais ne devient pas grand seigneur qui veut : il n’est qu’un pastiche sans relief, une contrefaçon grossière dénuée du moindre talent et totalement dépourvue de charisme. Il gratte sa guitare de pacotille pour quelques miettes de considération royale, sans voir qu’il ne sera jamais que l’ombre d’un homme qui jouait dans une autre catégorie. Quelle indignité. Il a permis à la prétresse réaliser son rêve en bois : se retirer à la campagne dans sa petite vie minable et terne alors qu’elle avait tout pour dominer le monde et prendre le trône avec l’intrus 🙂

Fin de l’Acte I — À suivre…

Le premier chapitre de cette tragi-comédie s’achève ici, sous les voiles de l’hypocrisie et les aboiements des chiens de garde. L’Intrus est debout, et les masques sont tombés.

Mais que la meute ne se réjouisse pas trop vite dans sa fange : l’exilé n’a pas seulement survécu.
Il a rejoint les siens, sa véritable famille, celle du sang noble et du cœur droit.

Entouré de cette nouvelle armée, l’Intrus a pris une décision irrévocable : sonner le clairon de la révolte.

Il ne laissera pas le grand braquage impuni, ni les années de dévotion piétinés dans la boue. Le temps de la patience est précis ; celui de la justice et de la restitution a commencé. Il s’apprête à mener le combat sur tous les fronts pour récupérer ses biens légitimes et faire payer, écu par écu, larme par larme, toute la souffrance infligée par ce clan de tyrans de cuisine.

Note de l’auteur : RDV au tribunal ^^

Pendant ce temps, dans l’ombre des couloirs du domaine, une autre lueur vacille. Sainte-Chantine, lasse des outrages et de la tyrannie de Sire Jean-Gland Ier, regarde désormais vers l’horizon.
Elle sait qu’il est temps de briser ses chaînes et d’organiser sa propre évasion. Et pour trouver la force de franchir les grilles de cette prison dorée, elle avance guidée par la mémoire d’un ange bienveillant : Chantal, l’âme protectrice et disparue de l’Intrus, dont le souvenir lumineux montre le chemin de la délivrance.

La guerre est déclarée, et le siège du domaine de la Châtaigne Pourrie ne fait que commencer.

Ne manquez pas l’Épisode 2 : Le Siège du Domaine ou la Vengeance de l’Intrus.

Livre co-écrit par Rémy Bigot et NEXUS, l’agent IA propriétaire.